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Une femme doit obéir à son mari

  • il y a 15 heures
  • 2 min de lecture


Et même si ça ressemble à une mauvaise blague, ça n’en est malheureusement pas une.

C’est le résultat d’une étude réalisée par le King’s College de Londres et Ipsos, auprès de plus de 23 000 personnes dans 29 pays, dont la France.

Le plus inquiétant n'est peut-être pas le chiffre lui-même. C'est la génération dont il provient.


Un chiffre qui raconte le retour de vieux réflexes qu’on pensait rangés au placard.
D'autant plus inquiétant, ce ne sont pas les hommes plus âgés qui ont décidé de les ressortir :
seulement 13 % des baby boomers, nés entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 1960, estiment qu’une épouse devrait obéir à son mari.
La même affirmation, évoquée cette fois auprès des jeunes femmes issues de la Gen Z, ne fait écho que chez 18 % d’entre elles.

👉🏼 En revanche, les jeunes hommes eux adhèrent à cette idée et sont nombreux aussi à avoir des exigences très genrées vis-à-vis d’eux-mêmes, quitte à en pâtir : pour 43 % d’entre eux, les hommes devraient être physiquement durs, même si cela ne correspond pas à leur personnalité.

Un constat préoccupant du fait que les attitudes envers l’égalité des sexes ne sont pas positives, notamment chez les jeunes hommes de la génération Z. Ils imposent des attentes limitantes aux femmes, tout en s’enfermant dans des normes de genre restrictives.


Tout ça finalement, repose sur une idée qui n’a rien de romantique : qu’une relation doit fonctionner avec un dominant, et un(e) dominé(e).

Sauf qu’un couple, ce n’est pas un organigramme.
Ce n’est pas une personne qui décide, pendant que l’autre s’exécute.

Aimer quelqu'un ne devrait jamais impliquer d'exercer un pouvoir sur lui.


Une relation saine, c’est deux personnes qui avancent ensemble, sans hiérarchie implicite, sans domination déguisée en tradition.
Alors plutôt que de remettre l’obéissance “à la mode”, il vaudrait mieux réinjecter du respect, comme base et pas comme slogan, faire de l’écoute un réflexe, et de la réciprocité une norme.

Et dissiper l’idée d’un jeu où les femmes seraient les seules bénéficiaires d’un monde égalitaire pendant que les hommes eux, en seraient les victimes.

Parce que c’est ça le problème de fond.

Alors si ces chiffres vous choquent, tant mieux. Il sont choquants.
Ils doivent surtout nous pousser à parler, à transmettre, à questionner les modèles qu’on normalise et les mots qu’on choisit de laisser passer… ou pas.

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